Maîtres(ses) et soumis(es),
Avant d’avoir conscience et d’accepter mes envies et mes désirs d’appartenir à un homme, mon Maître, j’ai beaucoup écrit. En relisant des textes griffonnés il y a plusieurs années, je me rends compte comme je l’ai attendu… mon Maître.
Voici donc les fantasmes naïfs d’une jeune soumise en devenir.
Entre mes jambes écartées, son corps se fait lourd et insistant au dessus du mien, je suis prête à le recevoir. Cela fait si longtemps que j’imagine son sexe s’introduire dans mon ventre. « Pas encore ». Il se frotte contre moi. Il est patient, son membre fier et chaud se presse entre mes lèvres mouillées et ouvertes. Plus ses mouvements sont soutenus et plus ça me brûle.
Ses mains dans mes cheveux accentuent mon ivresse. Mon dos se creuse pour me rapprocher de sa peau, de son corps. Je m’agrippe à son corps, je le veux en moi. Je le caresse, je l’attire, je le pousse, mon corps se tord dans une pression de rage, comme si j’allais exploser.
Ses paumes se posent fixement dans les miennes et m’immobilisent. Je lutte contre son corps, je bascule mon bassin, il est juste à l’entrée ... Son gland appuie fort comme s’il ne pouvait glisser en moi, pourtant il gagne du terrain, je gémis et des larmes de soulagement coulent sur mes joues. Il est là, je le sens enfin s’enfoncer dans les abysses de mon corps, au fond de mon gouffre. Je perds toute conscience des réalités. Je râle de l’avoir désiré si longtemps, je le veux plus que je ne l’aie déjà en moi.
Mon corps le supplie : plus vite, plus loin, plus fort. Il joue, inconstant. Tantôt fermement brusque, tantôt Maître absolu, calme, posé. Je savoure chaque coup de rein qu’il soit sauvage ou doucereux. Demi-consciente, je n’en peux plus, mais j’en veux plus. Plus de lui en moi.
Il me bascule à 4 pattes, je sens ses mains sur mes hanches, ma taille, mes fesses. Je veux qu’il me possède, je cambre mon dos pour lui ouvrir au mieux le chemin. Il me bloque et me pénètre le plus profondément possible. Au bord de l’extase, je me sens prête à jouir. Les yeux mi clos, je ne sais plus si je veux qu’il jouisse maintenant avec moi ou si je veux encore ses allers et venues.
Mes cris sourds emplissent la chambre, je les entends dans un écho lointain. Sans cesser de me prendre, ses mains se font douces sur ma peau. Il caresse mon dos, mes épaules, ma nuque, redescend le long de ma colonne. Ses paumes à plat sur mes fesses…. Je frissonne. Je tremble, de sentir ses mains presque indulgentes sur ma peau… Je sais que sa main va claquer. Je retiens ma respiration…
Je sursaute de surprise, d’impatience et de soulagement, dans un exquis claquement ferme et précis, je n’ose dire un mot mais tout en moi hurle « oui ». Il prend le temps. Il sait que j’attends la prochaine. Il cajole mes fesses empourprées et brûlantes de ses fessées avant de recommencer.
Je reste là, sans bouger de longues minutes après avoir joui. Mon corps est incapable du moindre mouvement, encore tendu de plaisir. Mon ventre encore bouillant de son passage. Les marques de ses mains encore encrées sur mes fesses.
Il m’attire contre lui dans une position plus confortable, ma peau frôle légèrement sa peau. Je l’entends me demander si ça va, amusé par mon inertie. J’ai compris la question et pourtant la seule réponse que je lui donne c’est : « hein ? ».
Je pose mes lèvres contre sa peau furtivement, j’enfouis mon visage sous la couette. J’allonge ma jambe contre la sienne, je chuchote « merci » et je m’endors paisiblement.
May