Maîtres(ses) et soumis(es),
Rappel :
Mon Maître estime que je n’ai pas besoin des règles conventionnelles pour lui prouver le dévouement que je lui porte. S’il a décidé d’instaurer quelques règles de bases c’est parce que je suis novice, que cela fait parti des pratiques que je dois connaître pour m’épanouir, et ne pas me sentir en décalage avec d’autres soumis(es) à l’avenir.
Une des règles prochaines sera le port de pinces. En fait, cette règle aurait déjà du prendre effet. Je m’explique…
Je rappelle que je suis novice... Et que les évidences ou l’endurance de soumis(es) averti(e)s ne le sont pas pour moi.
Au moment de les régler, mon Maître m’a demandé de l’arrêter dès que je sentirais la douleur. Toutes les soumises, sauf les naïves novices comme votre narratrice, savent qu’à chaque minute, la douleur s’accentue…
Il avait annoncé un temps de base.
Les minutes passaient et je commençais à avoir mal. Je me blottissais contre mon Maître et ne bougeait plus, redoutant le moindre mouvement qui devenait douloureux.
Le temps passait de plus en plus lentement. Au bout d’une heure, je demandais à mon Maître : « Comment ça se passe, lorsque quelque chose semble trop difficile ou trop douloureux ? »
Il me dit simplement que le sujet pouvait être abordé une fois l’exécution de sa demande assouvie.
Le temps passait, je ne bougeais plus, ne parlais plus, j’essayais de garder mon calme pour ne pas céder aux larmes que provoquait la douleur.
Lorsqu’il a regardé l’heure, cela faisait longtemps pour moi et un temps dérisoire pour d’autres que je portais les cruelles pinces.
Pendant qu’il me les enlevait, je luttais pour ne pas pleurer la tête contre son épaule.
Il m’a expliqué ne pas avoir bien évalué l’endurance que cela me demanderait et que la moitié du temps annoncé serait suffisant pour commencer. Il m’a aussi expliqué que je ne devais pas attendre d’avoir mal pour lui dire que les pinces étaient bien mises, mais que je devais le prévenir dès que je commençais à les sentir …
Le temps annoncé au départ viendrait … avec l’habitude.
May