Maîtres(ses) et soumis(es),
Mes premiers contes vont vous paraître plein de banalités, mais peut être apprécierez vous de suivre une évolution plus naïve et moins « classique » que celle que l’on peut lire très souvent. Les fantasmes et plaisirs semblent suivre toujours les mêmes scénarios établis à l’avance.
Peut être apprécierez vous la fraîcheur de mes découvertes, la façon dont mon Maître a choisi de m’éduquer et l’équilibre de notre relation.
Mon intention, et celle de mon Maître, n’est pas d’attiser l’excitation par mes récits mais plutôt de partager sa façon de voir le BDSM s’inscrire dans un quotidien simple et naturel et de me l’enseigner pour son plus grand plaisir (je l’espère).
La première fois que mon Maître m’a touché n’a pas été prévue. Nous venions tout juste de nous rencontrer. Je ne savais même pas si je lui plaisais. Nous devions juste passer un week-end ensemble sans « sex intentions » pour faire connaissance. Nous sommes arrivés chez moi, il a posé ses affaires et je lui ai servi à boire.
Je ne sais pas comment je me suis retrouvée jupe retroussé à genoux sur le canapé sa main qui forçait le passage de mes cuisses sans aucune hésitation ni indulgence. Je me souviens de ce mélange de douleur et de plaisir pourtant. Je n’ai pas bougé, je ne voulais pas bouger, pour rien au monde je n’aurais pris le risque de l’interrompre.
Quand il m’a basculé sur ses genoux, je savais qu’il me fesserait. Je n’ai pas eu le réflexe de compter ce jour là, c’était la première fois que je subissais ainsi.
Si je n’avais rien fait pour mériter cela, j’ai vécu ce moment comme une faveur, il me voulait comme soumise et c’est à ce titre que je sentais mes fesses me brûler pour la première fois.
Le nombre qu’il m’en a infligé n’a que peu d’importance, et si les dernières m’ont paru ne jamais finir, je n’ai bougé que pour reprendre ma place et attendre le prochain claquement sur mes fesses.
Et, c’est assise les jambes écartés sur ses genoux et face à mon Maître, que j’ai coulé pour la première fois… Très gênée, embarrassée, même un peu paniquée, je n’ai pas compris tout de suite … J’ai cru que j’avais uriné …
May
Réaction de Kin :
Au commencement, ce fut des dialogues répétés au téléphone, on se découvrait indirectement par ce biais, car la distance ne permettait pas de pouvoir nous exprimer autrement. Les longues nuits blanches faisaient place à de courtes journées. Puis enfin je la rencontrais. Je savais au fond de moi que c’était elle.
La soumise que je recherchais devait avoir une certaine expérience du BDSM dans son ensemble, être même un peu maso, étant sadique moi-même. Mais non, la réalité est tout autre, May est belle et bien novice et je devais tout lui apprendre. Son expérience BDSM, c’est dans sa tête qu’elle l’a faite et ce depuis toujours.
Par quoi devais-je commencer ? Comment l’y emmener ? De quelle façon réagira-t-elle à toutes ces nouveautés qui pour moi sont monnaies courantes, et pour elle découvertes. Toute sa vie elle a dû sublimer ces instants où chaque découverte serait pur bonheur, sensations fortes et extrêmes à la fois, et qui pour moi ne serait qu’un banal quotidien.
Aujourd’hui, je sais qu’elle est soumise, MA soumise. Et ce pour longtemps encore. Ce temps- là, je joue avec, le prend, l’utilise à mon gré de façon à tout emmener en douceur, non pas à mon rythme, car ce serait vite lassant, mais au sien, celui d’une novice, à qui il faut tout apprendre. Le BDSM peut se pratiquer d’autant de façons qu’il y a de Maîtres. Je le veux non conformiste, loin des idées reçues, des jeux scénarisés. C’est ma façon de l’emmener vers son évolution, et de me rendre novice aussi par ce fait et donc de tout redécouvrir avec elle, même si au final nous aboutissons au même résultat.
Kin, Maître de May