Maîtres(ses) et soumis(es),
Rappel :
Mon Maître estime que je n’ai pas besoin des règles conventionnelles pour lui prouver le dévouement que je lui porte. S’il a décidé d’instaurer quelques règles de bases c’est parce que je suis novice, que cela fait parti des pratiques que je dois connaître pour m’épanouir, et ne pas me sentir en décalage avec d’autres soumis(es) à l’avenir.
Le vouvoiement.
Rien de moins conventionnel penserez-vous ! Chaque soumis(e) s’y plie comme un fait naturellement acquis. Pour beaucoup ce vouvoiement signifie la supériorité du Maître ou de la Maîtresse qui l’attendent comme un dû, un signe de supériorité et d’humiliation.
Et pendant des mois j’ai tutoyé mon Maître. Je le tutoie encore en présence de la famille. D’où la difficulté de passer de l’un à l’autre d’un instant à l’autre en fonction des circonstances.
Et pourtant… Comme j’ai aimé qu’il instaure cette règle !
Je ne trouve pas humiliant de le vouvoyer, et je n’ai pas besoin de cela pour reconnaître la suprématie de mon Maître et ses droits sur moi puisque je les lui ai moi-même octroyé.
Chaque fois que je lui dis « vous », je lui dis tout ce que je ne sais pas lui dire autrement.
Chaque « vous » que je prononce lui conte mes sentiments, mon estime, mon respect, mon dévouement, ma tendresse, mon plaisir, l’honneur qu’il me fait d’être à lui.
Je le vouvoie avec le respect que j’ai pour l’homme qu’il est au quotidien…
Le Maître qu’il est n’a nul besoin d’être vouvoyé pour attiser ma docilité.
Mon embarras est bien plus grand de devoir le tutoyer devant amis et famille.
May